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Dernière mise à jour : 03.09.2009
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Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA

Publié le 03/09/2009 à 11:29 par amnistie
Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA,
Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire.

Monsieur le Président,

Je suis de ceux, certainement nombreux, qui avaient cru, en 1999, que votre avènement à la tête de l’Etat algérien, après « 20 ans d‘exil forcé », allait permettre à l’Algérie, enlisée dans une guerre civile tragique, de sortir du tunnel où l’incurie, le laisser-aller, l’imprévoyance, en un mot l’incompétence criarde de ses dirigeants l’avaient menée.

Après une période de grâce d‘une ou deux années, si l’on est généreux ou complaisant, les déceptions ont commencé à s’accumuler dans tous les domaines et la désillusion à s’installer durablement.

« Chassez le naturel, il revient au galop ».

Depuis, la nation algérienne assiste troublée et impotente, à une fuite en avant pathétique, qui a mené le pays à la situation de blocage quasi-total où il se trouve actuellement et dont le point d’orgue est constitué par l’accroissement fulgurant de fléaux ravageurs comme la corruption, le chômage, la drogue, la prostitution, la criminalité, et last but not least, la harga, qui s’aggravent de plus en plus.

Au lieu de mobiliser vos gouvernements successifs, pour la résolution ou du moins l’atténuation de ces fléaux, votre préoccupation majeure a été comment faire pour demeurer le plus longtemps possible au pouvoir et conserver ce petit koursi, qui rend fous la majorité des « responsables » algériens, afin de prendre, peut être, une revanche sur le sort et sur vos nombreux ennemis encore vivants ou morts , qui ont contrarié vos ambitions politiques.

Monsieur le Président,

A cause de l’impuissance de son gouvernement, dont les prérogatives ont été considérablement érodées par les derniers amendements de la Constitution du pays, au profit de celles du Président de la République, qui concentre l’essentiel du pouvoir entre ses mains, l’Algérie se trouve aujourd’hui dans une impasse grave et, si aucune solution intelligente n'était trouvée, dans les mois à venir, elle replongerait dans une crise majeure multidimensionnelle, qui lui serait fatale, cette fois ci.

Notre devoir à tous et à toutes est donc de ne pas la laisser sombrer dans la malédiction du mandat de trop, comme elle semble s’y diriger inexorablement.

Je ne vous accuse pas d’avoir voulu l’y mener, en désirant à tout prix ce troisième mandat, mais combien même votre intention n’était pas celle là, il ne fallait pas oublier que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

En effet, on tue souvent par haine, par rancune, par vengeance, par méchanceté, par bêtise mais aussi par excés d’amour, c'est-à-dire par jalousie possessive.

Monsieur le Président,

N’ayez aucune crainte, vos enfants et petits enfants sont aujourd’hui assez grands pour vous rassurer qu’ils n’auront de cesse d’ oeuvrer inlassablement afin de réaliser les nobles rêves de leurs braves aînés visant à faire de notre pays « la perle de la Méditerranée ».

Faites nous confiance et laissez nous défendre les intérêts sacrés de notre pays, que nous chérissons, au moins, autant que vous, avec un équipement anthropologique, une armature intellectuelle, des normes et des principes conformes à notre temps, face à des partenaires étrangers souvent dirigés par des personnes de notre génération et rarement de la vôtre.

Partez la conscience tranquille et l’âme sereine.

Allez vous reposer.

Après tant d’efforts et de sacrifices pour le pays, vous méritez amplement un repos réparateur pour apprécier et jouir des bienfaits de la vie réelle.

S’il vous plaît, ne laissez pas la cupidité vous aveugler au point d’aller à l’encontre d’une règle essentielle de la vie des nations : l’alternance politique, dictée par leur évolution naturelle.

Les bons croyants et les personnes sensées s’y soumettent volontiers.

« Hadihi sunnatou el hayati ».

La stagnation et la régression, engendrées par un autoritarisme désuet, constituent des situations contre-nature, quels que soient les motifs et prétextes invoqués par leurs partisans pour les justifier.

Or, depuis quelques années, le peuple algérien a enregistré une inquiétante et dangereuse dégradation de ses acquis politiques et sociaux, qui ne lui offre d'autres choix que de recourir à la rue pour exprimer ses craintes légitimes.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances de ma très haute considération.

Moussa Benmoussa



Une question de conviction

Publié le 20/08/2009 à 08:09 par amnistie
Réponse au commentaire de M. Salhi Mahfoudh :

"Si Benmoussa, Je trouve vos idées courageuses et novatrices cependant je ne les partage pas toutes.Bonne continuation".

M. Salhi, c'est je crois Mohamed Dib, qui a écrit dans son magistral " L'arbre à dires" que :

" Tout homme qui entreprend quelque chose de nouveau affronte trois sortes d'ennemis :

"Un : ceux qui pensent qu'il faut faire le contraire.

"Deux : ceux qui veulent faire la même chose et qui considèrent que vous leur avez volé leur idée et qui n'attendent que de vous descendre pour s'empresser de vous copier.

"Trois : ceux qui ne font rien, la majorité, qui sont hostiles à tout changement et à toute initiative originale et qui pourraient être acquis à votre cause si vous preniez le temps de leur expliquer et de les convaincre des bienfaits de vos idées ".

Je ne sais pas à quelle catégorie vous appartenez mais c'est essentiellement à la dernière catégorie que mes articles s'adressent pour leur livrer et partager avec eux mon intime conviction sur des questions d'intérêt commun, comme l'évolution de la situation politique, économique, sociale et culturelle dans notre pays et les perspectives de son développement.

Un pays, dont le sort dépend quasi-exclusivement des prix fluctuants de ses matières premières non renouvelables et de l'humeur, non moins changeante, d'une infime minorité de privilégiés, cupides et prédateurs, est très vulnérable et est, par conséquent, voué à des crises cycliques, de plus en plus graves.

L'avenir de notre pays devrait donc nous concerner tous et toutes et ne plus être le monopole de dirigeants autoproclamés, qui l'ont ruiné avec des crises successives essentiellement dues à leur incompétence notoire.

Si nous devions nous tromper, il vaudrait mieux que ce soit par excès que par défaut.

Fraternellement.


M. Benmoussa

SOS, peuple et pays en danger

Publié le 14/08/2009 à 08:14 par amnistie
Un pas en avant, cinq en arrière.

Depuis 1962, c'est la même valse.

Ben Bella vilipende et isole Ferhat Abbés, Benkhada, Boudiaf, Ait Ahmed et les autres "historiques".

Boumediène destitue Ben Bella et le jette en prison pour le restant de sa vie.

Chadli libère Ben Bella et efface Boumediène de la mémoire officielle.

Chadli est contraint de démissionner et remplacé par Boudiaf, ramené d'urgence du Maroc.

Boudiaf est assassiné et remplacé par Kafi, qui cédera vite sa place à Zéroual, lequel démissionne au profit de Bouteflika, qui est un des géniteurs du système en place, en Algérie, depuis 1962, rappelé de son exil doré partagé entre la Suisse et les Emirats Arabes Unis.

La Iière République, 1962-201., avec ses heures de gloire et de décadence, ses crises tragiques, ses lacunes et ses tares multiples, sera certainement enterrée avec lui.

Ne cachant pas sa rancoeur et sa rancune contre ceux qui auraient usurpé le poste qui, selon lui, lui revenait "de droit" en 1978, après le décès de Boumediène, il les a traités tous de "présidents stagiaires" et d'autres noms d'oiseaux et d'animaux.

Servi par une chance extraordinaire ( augmentation exponentielle du prix des hydrocarbures), Bouteflika, après 10 ans de règne, n'a finalement pas fait mieux que "l'âne de Bouteldja" et les autres présidents stagiaires.

En effet, combien ce jouisseur invétéré et sa tribu coûtent-ils à notre pays détruit par le terrorisme islamiste barbare ?

Des milliards, car ils mènent un train de vie royal tout en privant le peuple algérien, livré à lui même et à tous les maux, fléaux et maladies des Temps Modernes et du Moyen Age, du minimum vital.

Le Président-Monarque s'ennuie :

- Il faut inviter son homologue Raul Castro, pour la deuxième fois en quelques mois, à lui rendre visite pour se rappeler le bon vieux temps où le "Grand Frère" soviétique offrait son parapluie à tous ses satellites et alliés et palabrer de ces satanées démocratie, bonne gouvernance, mondialisation, OMC et tutti quanti, imposées par l'impérialisme américain.

- Il faut organiser un festival panafricain et une "année culturelle arabe" en Algérie, sans lendemains, qui ont coûté au contribuable algérien plus de 120 millions d'euros, qui auraient pu servir à la restauration de dizaines de musées et de sites historiques abandonnés, qui draineraient des centaines de milliers de touristes, ou à la construction de plusieurs stades, bibliothèques, écoles, universités, maisons de culture au profit d'une jeunesse minée par le chômage et de nombreux fléaux sociaux.

S'ils osent se rebiffer, comme il arrive à de nombreux compatriotes révoltés par la corruption généralisée, la bureaucratie, ou l'injustice, de le faire, hélas en groupes isolés, les flics de Zerhouni et de Tounsi, qui ne s'entendraient plus, sont là pour les tabasser "avec plaisir" et rétablir l'ordre public "menacé".

L'opinion publique internationale est muselée avec les contrats mirobolants octroyés aux compagnies étrangères contre des ristournes et bonus consistants aux uns et aux autres.

A mon avis, les différents clans, dont l'Algérie souffre considérablement, ne s'opposent pas mais se complètent car ils ont des ennemis et des objectifs communs.

Si le clan de Tlemcen est aujourd'hui vivement critiqué par les autres clans, c'est tout simplement parce qu'il cherche à les affaiblir pour les dominer et perdurer au pouvoir.

C'est de bonne guerre, "Qui n'avance pas, recule" disait le stratège militaire chinois Sun Tsé dans son fameux "Art de la guerre", écrit il ya plus de 2500 ans.

Revenu au pouvoir grâce au clan kabyle, qui l'a aidé à se débarrasser du clan des BTS, le clan de Tlemcen sollicite aujourd'hui le clan des BTS pour neutraliser le clan kabyle, qui constitue une menace sérieuse pour lui.

Quelle tchekchouka !

Que de clans pour un seul et même pays !

Jamais l'Algérie de la régression ne s'est trouvée si proche d'un éclatement physique, après avoir vécu la désintégration politique et idéologique à la fin des années 1980.

Les germes et les ingrédients de la division sont là et plus forts que jamais.

Rabi yastor Bladna ou Ouladna.

SOS, peuple et pays en danger !


M. Benmoussa






Amnistie et Repentance

Publié le 12/07/2009 à 20:12 par amnistie
"Comme le colonialisme français et anglais, l'impérialisme américain est un mauvais élève" ( Le Général Giap, héros de la Guerre de Libération du Viet Nam ).

Ce n'est certes pas en faisant concession sur concession à leurs héritiers qu'on arrivera à leur faire regretter les crimes, méfaits et génocides sauvagement perpétrés par leurs aieux.

Les exemples de l'Algérie et de la Libye sont édifiants.

La première a choisi de "tourner la page" et de recevoir en fanfare Valéry Giscard d'Estaing, en 1974.

Elle n'a rien obtenu en retour de ce geste historique unilatéral ni de ceux qui l'ont suivi d'ailleurs, pis encore, le gouvernement français a récemment adopté une Loi scélérate "glorifiant les bienfaits du colonialisme" et refuse de présenter la moindre excuse officielle au peuple algérien pour ces génocides.

La Libye, par contre a adopté une attitude plus ferme vis à vis de l'Italie ex-puissance coloniale ( pour un peu plus de trois décennies ) et a refusé de recevoir tout haut dignitaire italien avant une présentation officelle d'excuses et une compensation financière conséquente pour les 30 000 Libyens assassinés par les troupes d'occupation italiennes.

Elle vient d'obtenir gain de cause sur tous les plans.

Ainsi, les deux milliards de dollars US, qui ont été versés par le Gouvernement libyen aux familles des victimes des attentats contre les vols "Lockerbie" et "UTA", perpétrés par les Services de Sécurité libyens, ont été largement récupérés.

Ce compromis juridico- financier a également permis un retour fracassant de la Libye sur la scène internationale et la normalisation de ses relations avec les pays occidentaux dont elle est devenue un "allié stratégique" ( Gordon Brown, Premier Ministre britannique ) dans la région de l'Afrique du Nord.

L'accueil réservé à El Gueddafi lors du dernier Sommet du G8 de l'Aquila ( Italie) en témoigne amplement.

Il est vrai que les deux gouvernements sont mus par des considérations différentes : le gouvernement algérien cherche visiblement à instrumentaliser la question de la repentance à des fins quasi personnelles, politiciennes, démagogiques et populistes.

Celui de la Libye, par contre,est motivé par les intérets supérieurs de son pays et des objectifs plus nobles.

A force de vouloir être pragmatique et original on finit fatalement par devenir mou et par trahir ses principes ou ceux de son pays.

Non à l'amnistie des crimes coloniaux !

Vive l'Algérie !

Gloire à nos valeureux Martyrs.

M. Benmoussa

La leçon mauritanienne

Publié le 10/06/2009 à 23:10 par amnistie
"L'Affaire Mohamed Gharbi" constitue une honte à nulle autre pareille pour tous les Algériens et Algériennes authentiques.

Mes frères et soeurs, nous tenons là l'occasion en or de nous soulever tous, comme un seul homme, contre le clan de Tlemcen qui conduit le pays à la ruine et les Algériens à l'indignité et à la régression.

Oui, comme l'a si bien dit un lecteur de l'éditorial d'El Watan d'aujourd'hui, nous sommes tous des "Mohamed Gharbi" et nous nous opposerons farouchement à ce clan de prédateurs, qui sape l'unité, la stabilité et la sécurité du pays en pratiquant la politique de la terre brûlée.

Même l'ANP n'est pas épargnée par leurs calculs mesquins et sordides, en raison de la très grave campagne de déstabilisation dont elle fait actuellement l'objet de la part de ce clan, qui veut prendre son controle total pour mettre le pays à genoux et assouvir une revanche morbide.

Bouteflika, qui a été installé par elle en 1999 ,veut envoyer à la retraite les cadres supérieurs qui ne sont pas de sa région.

Combien de Généraux et combien de Colonels ont été humiliés, mis à la retraite et remplacés par ouled bladah.

Or, s'il y a quelqu'un qui doit être réformé d'urgence, ce sont bien lui et ses "hommes d'Etat".

Ce qui explique et justifie la grande colère du Président Zéroual, qui a sauvé l'honneur bafoué du pays et de cette institution, qui constitue, qu'on le veuille ou non, l'épine dorsale de tout pays.

Nous savons qui, lui et Zerhouni son mentor visent par les coups bas qu'ils n'ont cessé d'asséner à l'ANP, depuis 1999.

La leçon mauritanienne est pleine d'enseignements pour nous car, dans une osmose exemplaire, peuple et forces armées de ce pays frère, se sont débarrassés de la vermine qui menaçait l'unité et la cohésion de leur pays , quotidiennment agressé par Bouteflika et ses sbires car il constitue un mauvais exemple pour eux.

Unissons nous pour faire de ce forfait, commis contre un grand Moudjahid et un Patriote, le dernier du clan de Tlemcen.

Vive l'Algérie !

Vive le peuple Algérien uni et solidaire dans la dignité et le respect !

Vive la glorieuse ALN, digne ancêtre de l'ANP, dont le brave aami (oncle) Gharbi était l'un des membres actifs !

M. Benmoussa

Sahara Occidental : le Bon, la Brute et le Dindon

Publié le 19/05/2009 à 21:56 par amnistie
Dans l'"affaire" du Sahara Occidental, c’est l’Algérie qui est indubitablement le dindon de la farce.

Le Maroc a financé et supporté son effort de guerre au Sahara Occidental avec l'exploitation intensive des ressources humaines, minières et halieutiques de ce pays occupé et annexé.

Le cessez le feu unilatéral déclaré, il y a plus de dix huit ans par le F.Polisario a été une aubaine pour lui permettre de construire le mur afin de s’accaparer définitivement le Sahara Occidental utile, grâce à l’aide d’Israël, de l'Arabie Séoudite, des Etats Unis d’Amérique, de la France et de l’Espagne notamment, ses alliés fidèles.

Les réfugiés sahraouis ( 80 000, en 1975-76 ; 200 000, actuellement ; ils seront 500 000 en 2020-2025 et 1 000 000 en 2050 ), qui sont confinés à Tindouf et ses environs, deviennent ainsi le problème de l’Algérie, comme les camps palestiniens étaient devenus le problème du Liban et de la Jordanie.

Il a fallu que les forces armées de ces deux pays arabes mènent une guerre acharnée contre eux pour les en déloger car ils constituaient un véritable Etat dans l’Etat.

Notre pays, à cause de la courte vue de ses "responsables" incompétents va être confronté à ce problème car un peuple qui ne lutte pas, qui ne résiste pas à l’intérieur de son territoire, même occupé, a très peu de chances d’obtenir son indépendance, bien au contraire il s’en éloigne considérablement.

"L'occupant français ne doit nulle part, en Algérie, se sentir chez lui" disait l'Emir Abdel Kader Ibn Mahiedine.

Les luttes et résistances successives menées par des héros issus de toutes les régions d'Algérie lui avaient donné raison puisque 132 ans après son invasion barbare de la Régence d'Alger, la France coloniale avait quitté notre pays défaite et humiliée malgré les tentatives répétées de génocide et de division commises contre le peuple algérien, dont la lutte de libération nationale exemplaire était admirée par la majorité des pays du monde.

La seule solution serait donc une reprise des hostilités entre le Front Polisario et le Maroc, qui engendrera certainement une guerre entre le Maroc et l’Algérie, qui sera, pour les deux peuples et pays voisins, aussi dévastatrice que les conflits armés qui ont opposé l'Inde et le Pakistan, à cause du Cachemire, et ne réglera pas pour autant l’insoluble problème sahraoui, qui doit être avant tout celui des Sahraouis eux-mêmes et non pas celui de leurs voisins concernés ou interessés.

Dans cette "affaire", les dirigeants mauritaniens ont été plus intelligents que leurs homologues algériens qui ont empêtré le pays dans un bourbier à nul autre pareil.

Nos dirigeants autoproclamés doivent avoir la clairvoyance d’envisager sereinement une autre option, comme le retour, le plus tôt possible, des réfugiés sahraouis chez eux pour y mener leur lutte de libération nationale sinon il nous sera vraiment difficile, dans quelques décennies, de les déraciner de "leur" Tindouf.

L'anecdote, que tout le peuple algérien connait, selon laquelle, interrogés par un journaliste espagnol sur ce que les Sahraouis feraient en direction de l'Algérie, qui les a beaucoup aidés, lorsque le Sahara Occidental recouvrirait son indépendance, des jeunes Sahraouis avaient répondu : "nous ferons don à l'Algérie de Tindouf", devrait être méditée sérieusement.

Les dirigeants algériens, qui ont une vision approximative ou déformée de la réalité socio-politique du pays, gagneraient beaucoup à respecter la volonté du peuple algérien, dont la grandeur d'âme et la hauteur d'esprit ont été prouvées, à maintes reprises, tout au long de son histoire plurimillénaire et non pas s'acharner à lui imposer leurs choix tordus, essentiellement centrés sur leur ego et leur nombril.

Ainsi, l'Angleterre occupe Gibraltar, qui faisait partie de l'Espagne, cette dernière occupe Ceuta et Melilla, qui appartenaient au Maroc, ce dernier occupe le Sahara Occidental, qui appartient aux Sahraouis, une grande partie de ces derniers occupent Tindouf qui appartient à l'Algérie et cette dernière, dont la majorité des dirigeants occupent indûment leurs postes, est le Dindon, de cette farce tragique, à quatre temps.

M. Benmoussa

Amnistie ou auto-amnistie générale ?

Publié le 18/05/2009 à 10:28 par amnistie
Concorde civile, à la sauvette.

Réconciliation nationale, en catimini.

Amnistie générale, à la hussarde.

C’est tout ce que l’Histoire retiendra d’un petit bonhomme, fatigué physiquement et mentalement, qu’un régime en crise cyclique a tiré de son musée pour le sauver de ses frasques et dérives suicidaires. Les cyniques diraient :"pour le sauver de lui-même".

Pour avoir une quelconque crédibilité, l’aministie que Boutef et ses "Hommes d'Etat" nous concoctent, devrait au moins être enveloppée d’un semblant de bon sens et de logique.

Or, c’est ce qui semble leur manquer le plus .

Un homme imposé au peuple algérien, à trois reprises, grâce à la fraude massive, bête et méchante, violeur de Constitution et, selon le mouvement des Arouchs, "responsable avec son Ministre de l’Intérieur de la mort de 126 jeunes Kabyles", n'a aucune légitimité pour décréter une amnistie générale crédible.

C’est le comble de la bêtise.

Tout au plus, il pourra décréter une auto-amnistie générale, qui va plonger le pays dans le chaos.

Les décideurs, c'est à dire le fameux "Cabinet Noir", que Bouteflika a convaincus de lui renouveler leur confiance en contrepartie d'une amnistie générale bancale, ont effectué un pari perdu d'avance car depuis le coup d'Etat constitutionnel du 12 Novembre 2008 et la mascarade du 09 Avril 2009, cet homme ne jouit d'aucun crédit aussi bien sur le plan interne que sur le plan externe.

S'il avait, par contre promulgué la Loi d'Amnistie générale en respectant l'alternance au pouvoir prévue par la Constitution de 1996, son initiative aurait été crédible mais il a préféré le chantage : "Le 3ième mandat sinon pas d'Amnistie générale".

Ce genre de calculs dénotent d'un degré d'irresponsabilité effarant et ne peuvent mener qu'à l'impasse et à la perpétuation de la crise avec tous les risques qu'elle pourrait engendrer pour l'unité, la stabilité et la sécurité du pays et sa cohésion sociale.

Ironie du sort, tel l'arroseur arrosé, c'est plutôt lui qui a besoin aujourd'hui d'une amnistie pour tous les forfaits commis depuis 1999 et avant.

Tel est pris, qui croyait prendre.

Une autre occasion manquée !

M. Benmoussa



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